UNE CONSULTATION EN PRATIQUE

Elle commence toujours par un interrogatoire qui permet au patient d’exposer le motif de sa venue, de montrer son dossier médical s’il en a un et de répondre aux questions sur ces antécédents et son mode de vie. Il peut être aussi très « éclairant » pour le consultant, partie qui sera développée dans le chapitre unité corps-esprit.

Ensuite vient le bilan postural: le patient est debout regard droit; étant derrière lui, je pose alternativement mes mains en toucher très léger au niveau de son bassin, de ses épaules et de la base de son crâne pour tester les décalages et la mobilité de ces zones dans l’espace. J’ai ainsi une vision de l’adaptation posturale de la personne aussi bien à la gravité en station debout qu’aux contraintes de son histoire corporelle et personnelle. En effet, les lésions ne surviennent pas sur un terrain neutre, équilibré et vierge de toute contrainte. Bien au contraire, l’équilibre postural, antérieur au motif de consultation, est souvent un facteur favorisant, voire même déclenchant de la lésion.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le même bilan est refait en position allongée ce qui permet de supprimer l’influence de la gravité et de percevoir d’éventuelles différences.

Ensuite, c’est la phase d’écoute précise du crâne et du corps permettant de découvrir les zones et structures corporelles en restriction ou en déséquilibre.

Puis c’est la phase de corrections ou de ré-harmonisations adaptées à toutes les perturbations trouvées précédemment.

La vérification de l’intégration corporelle des corrections effectuées suit, ainsi que le bilan postural.

La séance se termine par l’expression du ressenti du patient : il ressent le plus souvent de la légèreté et de la fatigue (mais chacun peut réagir différemment) correspondant au travail que fait le corps pour intégrer les corrections. Suivant les cas, une organisation de la suite du traitement peut être proposée aussi bien en ostéopathie qu’auprès d’autres spécialistes médicaux.

Une séance dure environ une heure dans la majorité des cas.

En parallèle ou complémentairement, sortant du champ ostéopathique, je me sers de techniques énergétiques qui sont l’objet du chapitre suivant.